Arrêter la masturbation est-il mauvais pour le corps ?

 

Connais-tu ce mythe, cette croyance populaire qui existe autour de l’éjaculation ?

Ce mythe nous dit qu’il faudrait éjaculer 21 fois par mois pour ne pas développer le cancer de la prostate.

Est-ce que c’est vrai, est-ce que c’est faux ?

Comme je suis un grand curieux et que j’adore trouver des réponses à mes question, j’ai fait des recherches pour trouver la réponse, que je vais te donner dans cet article.

Pour commencer je voudrais te rappeler ce qu’est la prostate.

C’est une glande de la taille d’une châtaigne à 20 ans et qui peut grossir pour atteindre la taille d’une belle prune à 60 ans.

Elle est située en dessous de la vessie, en avant du rectum et entoure l’urètre.

Son rôle c’est de produire du liquide prostatique et des enzymes qui vont entrer dans la composition du sperme en complément des spermatozoïdes qui eux sont produits par les testicules.

Ce liquide va être stocké dans les vésicules séminales qui se trouvent à côté de la prostate.

Grâce au liquide prostatique et aux enzymes, les spermatozoïdes vont pouvoir traverser plus facilement le col utérin et ainsi pouvoir féconder l’ovule.

Maintenant que tu en sais plus sur la prostate on va passer au cœur du sujet de cet article.

D’après internet, les recherches nous montrent qu’il est recommandé d’éjaculer 21 fois par mois pour ne pas développer le cancer de la prostate.

Après quelques recherches sur internet, j’ai retrouvé l’étude dont beaucoup de sites et d’auteurs d’articles se sont appuyés pour partager cette fameuse règle des 21 jours.

C’est une étude américaine qui a suivi pendant 18 ans 32 000 hommes âgés de 20 à 30 ans et de 40 à 50 ans.

A la fin de l’étude 4000 de ces 32 000 hommes développé un cancer de la prostate.

L’autre résultat qu’ils ont montré est que ceux qui éjaculent plus de 21 fois par mois auraient un risque moins élevé que ceux qui le font 4 à 7 fois par mois.

On parle d’une diminution du risque de 30%.

Comment ils savent combien de fois ils ont éjaculé chaque mois ?

Eh bien tout simplement en leur donnant un questionnaire où la fréquence d’éjaculation mensuelle moyenne a été évaluée à trois moments : 20 à 29 ans, 40 à 49 ans et l’année avant la distribution du questionnaire. »

Voilà l’étude qui fait parler d’elle et qui a créé la fameuse croyance populaire qui dit que plus l’on éjacule et moins l’on a de chance de développer le cancer de la prostate.

Maintenant on va discuter un peu plus en détail de l’étude en elle-même et des résultats qui ont été démontrés.

D’abord, on peut se pencher sur la qualité de l’évaluation de la fréquence d’éjaculation des hommes.

Je vous le rappelle, 3 évaluations seulement en 18 ans, fondée sur l’avis approximatif des hommes. Cela veut dire que les sujets de l’expérience ont dû donner au début une moyenne de leur fréquence éjaculation de tête.

Qui plus est, on ne sait même pas si pendant l’étude ils ont noté, mois après mois, leur fréquence.

Conclusion : 3 évaluations subjectives sans véritable outil de mesure précis, on peut se poser la question de la pertinence des chiffres dans les résultats de l’expérience, notamment du chiffre de 21.

De plus, l’expérience se base uniquement sur la fréquence d’éjaculation et ne prend en aucun compte les habitudes alimentaires, la qualité de sommeil, l’activité physique, l’hygiène de vie, la fréquence d’éjaculation nocturne et si les éjaculations étaient lors de plaisirs masturbatoires solitaires ou bien lors de rapports sexuels.

Ce sont de nombreux facteurs qui sont déterminants lorsque l’on essaye de trouver la cause d’un cas de cancer de la prostate.

D’après l’American cancer society, les facteurs de cause les plus importants du cancer de la prostate sont l’âge, l’ethnie, les gènes et l’historique familial.

En secondaire, et moins sûr d’eux ils notent toute de même l’alimentation, l’exposition chimique, le tabagisme, l’inflammation de la prostate ou encore les maladies sexuellement transmissibles.

On voit donc ici que le développement du cancer de la prostate ne serait pas uniquement dû à un seul facteur qui serait la fréquence d’éjaculation.

Mais alors quelles seraient les explications scientifiques qui démontreraient qu’éjaculer permettrait de réduire le risque de développer le cancer de la prostate ?

L’explication est simple : éjaculer permet d’évacuer régulièrement le liquide prostatique composé de substances qui peuvent être toxiques et cancérigènes.

Si le temps de contact avec les cellules diminuent alors le risque diminue aussi.

En théorie cette explication est plausible et censée, mais nous n’avons aucune preuve pour affirmer cela, ce sont juste des hypothèses.

Dans mes recherches j’ai aussi trouvé d’autres études qui étudiaient la relation entre le cancer de la prostate et la fréquence d’éjaculation, et ce que j’ai découvert est assez curieux.

Il y a par exemple une étude datant de 2016 qui a fait une recherche sur les études qui traitent de ce sujet pour trouver une réponse à la fameuse question : est-ce que oui ou non la fréquence d’éjaculation influence le risque de développer un cancer de la prostate.

Les chercheurs ont trouvé 16 études traitant du sujet dont seulement 7 qui font l’objet d’une relation positive entre l’éjaculation et le risque de cancer de la prostate, soit 44%.

Ces études démontrent par ailleurs que l’âge est une variable significative.

Qui plus est, une étude de 2008 a même montré qu’une activité sexuelle trop fréquente entre 20 et 30 ans augmenterait le risque de développer un cancer de la prostate alors qu’ils montrent l’inverse à partir de la cinquantaine.

La conclusion de mes recherches c’est que rien n’atteste formellement qu’il faille éjaculer 21 fois par mois pour diminuer le risque de développer un cancer de la prostate.

Rien ne prouve aussi que plus l’on éjacule et plus le risque du cancer de la prostate diminue. Et d’un autre côté on ne sait pas non plus si trop éjaculer augmente les risques.

En bref, on ne sait pas encore.

Donc vous n’avez pas à vous inquiéter pour votre prostate si vous n’éjaculez pas 21 fois par mois.

D’après moi, l’important est d’avoir un équilibre et de ne pas chercher à être dans l’extrême.

La rétention séminale complète et définitive, je ne suis pas pour.

Je pense que cela peut créer des complications sur le long terme, car tout organe de notre corps, s’il n’est pas stimulé, dépéri et perd de son efficacité et de sa bonne santé.

Maintenant, la question à soulever est la suivante : combien de fois en moyenne faudrait-il éjaculer pour stimuler la prostate assez régulièrement pour qu’elle soit en bonne santé, sans que l’éjaculation nous fasse perdre énormément d’énergie.

Car l’éjaculation, je vous le rappelle, utilise notre énergie sexuelle.