Arrêter de rechuter : 5 pièges à éviter

Des rechutes j’en ai eu de nombreuses dans le passé, et pour avoir longtemps réfléchis sur leur cause j’en ai conclu que la plupart étaient dues à des pièges dans lesquels je tombais.

Parfois je tombais tellement en profondeur que je restais dedans sans le savoir pendant très longtemps.

Si longtemps que je n’avais même pas le recul nécessaire pour comprendre que je répétais sans cesse les mêmes erreurs encore et encore en pensant que c’était la bonne façon de faire.

C’est pourquoi, aujourd’hui j’ai décidé de vous partager ces 5 pièges dans lesquels vous feriez bien de ne pas tomber pour éviter de rechuter.

Dans cet article et dans mes explications je considérerai que la rechute se définie par le fait de se masturber jusqu’à l’orgasme devant du contenu pornographique.

J’expliquerai pourquoi j’ai choisi cette définition de la rechute dans l’article de dimanche prochain.

Le premier piège c’est de croire qu’en vous forçant à ne pas penser à vos envies sexuelles vous les ferez disparaître.

Pourquoi ? Parce qu’en résistant à une tension intérieure, cette résistance créé alors encore plus de tension en vous.

D’autre part, le fait de vous forcer à éviter vos envies implique la non-acceptation de ces envies en vous-même.

Or, que vous ne le vouliez ou non, actuellement, ces envies font partie de vous.

Et le fait de ne pas accepter que ces envies fassent partie de vous-même cause un conflit interne et le reniement d’une partie de vous-même.

Dès lors, le fait de ne pas accepter une partie de vous-même vous freine dans votre propre compréhension de votre personne et de votre fonctionnement psychologique.

Si vous êtes sur internet et que vous voyez l’image d’une femme sensuelle et sexy qui vous excite et que vous vous dites « non je ne dois pas être excité ça va me donner envie d’aller voir du porno ou de me masturber » et que vous commencer à résister à cette envie, vous avez de grandes chances de créer beaucoup de résistances et de tension en vous et de finir par craquer quelques minutes plus tard.

Une solution plus adaptée serait alors de prêter davantage d’attention à ce qu’il vous arrive par l’introspection et la pleine conscience, par l’analyse de vos mécanismes psychologiques et physiologiques afin d’apporter de la rationalité à ce qu’il vous arrive.

Et dès lors que vous comprendrez mieux pour quelles raisons vos envies ou vos émotions existent et apparaissent, vous pourrez commencer à les maîtriser et à ne plus vous laisser influencer par elles.

Le second piège dans lequel il ne faut pas tomber pour éviter de rechuter, c’est de ne pas travailler la gestion de ses émotions.

Un bon nombre des hommes que j’ai au téléphone, lorsque je leur demande qu’elle est ta plus grande difficulté, ils me répondent à 90% du temps : je n’arrive pas à gérer mes émotions.

Et lorsque je leur demande qu’as-tu mis en place pour apprendre à le faire ils me répondent pour la majorité « rien ».

Et donc c’est évident qu’ils n’arrivent pas à gérer leur stress, leur colère, leur frustration ou leur peur car ils n’ont jamais véritablement travaillé cette compétence.

Ce n’est pas forcément quelque chose d’inné en nous de savoir faire ça et c’est encore moins à l’école que vous allez l’apprendre.

Et vous savez tout comme moi que les émotions négatives sont souvent un facteur de rechute.

Une engueulade, un stress de la vie quotidienne, un problème personnel important… Ce sont des situations qui vous amène la plupart du temps à vouloir relâcher la tension et vous détresser en allant regarder du porno et vous masturber.

Et ce schéma se répète sans cesse pour quelle raisons ?

Parce que vous ne savez pas quoi faire d’autre pour gérer une émotion négative ou pour diminuer votre niveau de stress au quotidien.

Tout simplement.

Donc il est important d’apprendre à le faire, ce qui va éviter à l’avenir des éventuelles rechutes.

Le troisième piège qui fait rechuter, c’est de considérer les rechutes comme des échecs.

Il est vrai que la rechute ce n’est pas quelque chose de très agréable et lorsque l’on rechute on a vite envie de passer à autre chose.

Pourtant mettre de côté une rechute sans en avoir tiré une leçon c’est le meilleur moyen de risquer d’en avoir d’autres.

Je comprends que l’on veuille vite oublier une rechute car elle donne l’impression de retourner à la case départ, mais pourtant ce n’est absolument pas le cas, et ce même si cela faisait 3 mois que vous n’aviez pas craqué.

Vous avez tout intérêt à considérer une rechute comme un obstacle que vous avez dû passer mais que vous êtes tombé en le franchissant.

Imaginez un sportif qui fait du saut de haies, et qui trébuche parce qu’il s’est coincé un pied dans une haie.

Il ne va pas recommencer toute sa course au point de départ, il va la continuer et il analysera pour quelles raisons il a trébuché et s’entraînera pour corriger ses erreurs et ainsi ne pas rechuter.

De la même manière, vous devez apprendre de chacune de vos rechutes en analysant qu’est-ce qu’il s’est passé pour que je rechute et trouver l’endroit où il faudrait faire une correction pour être sûr que la prochaine fois que vous vivrez la même situation vous ne rechutiez pas.

Le 4ième piège dans lequel vous pouvez tomber, c’est de n’avoir comme suivi de progression uniquement vos nombres de jours consécutifs d’abstinence ou votre nombre de rechutes par mois ou par semaine.

Premièrement comme je l’ai déjà dit dans une autre vidéo, compter tous ses jours d’abstinence peut être une bonne motivation sur le court terme, mais le soucis avec cette technique, c’est que pour beaucoup de personnes cela réduit la progression à une seule variable qui est combien de jours j’ai passé sans rechuter.

Sauf que dans l’arrêt du porno il n’y a pas que les rechutes.

Il y a aussi le nombre de fois où vous avez regardé du porno sans avoir un orgasme, le temps que vous avez passé devant du porno, les fois où vous avez réussi à surmonter une pulsions.

Alors certes, le nombre de rechute par semaine est l’indicateur phare de la progression, mais il y en a d’autres à prendre en compte comme ceux que je vous ai énoncé juste au-dessus.

Si par exemple la semaine une et deux vous rechutez 3 fois par semaine, vous seriez amené à vous dire je stagne.

Donc, pour une vision plus claire et précises de l’avancée de votre guérison et de la reprogrammation de votre cerveau, vous avez tout intérêt, déjà à mesurer votre progression pour ceux qui ne le font pas, parce que cela vous permet de vous fixer des objectifs chaque semaine, mais aussi de le faire avec des indicateurs cohérents et sur lesquels vous avez le contrôle.

Le 5ième et dernier piège est un peu particulier, c’est de devenir abstinent de la masturbation.

L’une des erreurs que je vois souvent ce sont des personnes qui se lancent dans l’arrêt complet et définitif de la masturbation et qui se plaignent de l’importante difficulté de tenir sur plusieurs jours ou plusieurs semaines.

Je vais être clair à ce sujet parce que mon avis a changé depuis la vidéo que j’ai faite à propos de ça il y a quelques mois.

Pour guérir rapidement et efficacement de l’addiction au porno et déconditionner votre cerveau du sexe, il est vrai qu’il est plus intéressant d’arrêter le porno et la masturbation (couplée avec un orgasme bien-sûr).

Le fait de ne plus regarder de porno et de ne plus se masturber a l’avantage de couper tout lien direct avec le sexe et de faciliter le déconditionnement du cerveau.

Toutefois, l’abstinence pornographique et masturbatoire, comme beaucoup d’entre vous l’ont expérimenté, cela peut s’avérer quelque chose de très difficile.

Mais alors pourquoi certains y arrivent tandis que d’autres non ?

Eh bien pour plusieurs raisons à commencer par le degré de la dépendance.

Quelqu’un qui se masturbe 2-3 fois par semaine devant du porno aura généralement plus de facilité à se passer de masturbation que quelqu’un qui est entre 7 et 10 masturbations par semaine.

Pour cette deuxième personne, passer d’une masturbation par jour à aucune, cela va généralement provoquer un stress physiologique et psychologique non négligeable.

Le corps et le cerveau passent d’un mode de vie de don juan sexuel qui couche avec de nombreuses partenaires par semaines, à un mode de vie équivalent à un moine qui a fait vœux d’abstinence.

Il est évident que ce changement brutal va avoir des conséquences et va provoquer des déséquilibre chez la personne.

Il existe évidemment d’autres facteurs qui facilite l’arrêt du porno et de la masturbation.

Pour vous en citer quelques-uns il y a le fait d’être en couple et de pouvoir avoir des orgasmes avec sa partenaire, l’environnement et le style de vie de la personne.

Quelqu’un qui est occupé relativement souvent dans sa journée et qui est socialement entouré peut avoir plus de facilités.

Donc pour palier à cette difficulté qu’ont certaines personnes d’arrêter le porno et la masturbation en même temps, il est d’après moi préférable de s’aider de la masturbation au lieu de la considérer comme un ennemi à éviter.

Mais pour faire cela, encore faut-il l’utiliser de la bonne manière pour qu’elle vous pousse vers le haut et non vous tire vers le bas.

Pour qu’elle vous aide et non pour qu’elle vous freine.

Car mal utilisée elle peut enclencher les mêmes schémas cognitifs et comportementaux que la pornographie utilise et donc nourrir votre dépendance.

Je suis curieux de savoir : êtes-vous déjà tombé dans ces pièges ? Êtes-vous encore dedans ?

Laissez-moi un commentaire !

Gardez le cap sur vos objectifs !